LE DERNIER  (Février 2011) posté le dimanche 27 février 2011 22:50

Pour voir mon dernier article, toujours cliquer sur "Dernier article". Bonne lecture.

C'est plus agréable de lire page aprés page; que de lire article aprés article !!!

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Lettre ouverte à M. SARKOZY Président de la République  (Février 2011) posté le jeudi 10 février 2011 14:42

Blog de tarzanenguyane :Une grande palmeraie sous le soleil amazonien, Lettre ouverte à M. SARKOZY Président de la République

Petit paysan réfléchit sur la lettre à écrire au Président SARKOZY.

Monsieur SARKOZY

En Guyane, je suis un petit paysan humilié, méprisé et écrasé par des Administrations.

A savoir : un terrain de 2 ha refusé par mensonge d'administration.

A savoir: une piste de 3,5 km, propriété de l'Etat, restée 5 ans dangereuse et non carrossable. De ce fait, les clients ne pouvant venir sur mon exploitation agricole (et tourisme), pas de revenus. J'ai dû vendre 6 ha sur les 8 de ma propriété.

A savoir: sur la vente de cette parcelle de 6 ha, les impôts vont prendre 21365€ pour la plus-value. Les impôts refusent de voir la superbe palmeraie mise en place après 5 ans de travail et de dépenses.

Trop c'est trop !

Pendant 5 ans c'était le bagne. Parler de cet enfer prendrait des pages et des pages. En résumant: douleurs, blessures, piqûres, extrêmes fatigues, transpiration sous les poussières, travail dans la boue, travail avec de lourdes débroussailleuses, privations, perte de santé et de force et de mémoire, ... et dépenses sur une terre médiocre.

Je suis un esclave des temps modernes comme si 5 ans de travail gratuit pour l'Etat. De plus sur mes plantations (immobilisations) j'ai payé des impôts.

J'accuse l'Etat de discrimination dans le calcul de la plus-value.

Seuls les bâtiments sont déductibles. Pas les importantes  plantations utiles ni d'ailleurs toute gigantesque sculpture d'un artiste génial par exemple !

Mon dictionnaire précise "construction" = action de construire.

"Construire" = édifier selon un plan (maison, voilier, théorie, ...). Et un jardin botanique ?

Sur mon blog http://tarzanenguyane.blogspace.fr lire à partir de la page 55 "Trop c'est trop" jusqu'à la page 61 pour plus d'informations et beaucoup de photos de mes plantations.

Au plus profond de moi une lourde révolte.

Je vous prie d'agréer, Monsieur SARKOZY, l'expression de mes sentiments respectueux.

Macouria le 8 février 2011

M. Chabal

PS Mon notaire: M.  à Cayenne

Je vais envoyer cette lettre par M. Olivier BIANCARELLI

Conseiller Outre-mer à la Présidence de la République / Palais de l'Elysée

55, rue du faubourg Saint-Honoré

75008 Paris

 

 

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Pas de plus-value à payer  (Novembre 2011) posté le vendredi 02 décembre 2011 12:56

Suite à ma lettre ouverte à M. SARKOZY, le notaire a demandé (suite à des pressions ?), en ma présence, l'avis d'un expert-comptable commissaire aux comptes. Conclusion: une erreur du clerc; donc pas de plus-value à payer. Car c'était la vente d'un agriculteur au réel simplifié avec des immobilisations plantes trés importantes !!!

Ouf !!!! Et merci à cet expert comptable. Et merci à l'efficacité de cette lettre !!!!!!!!!!

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Comment lire mon blog  (Février 2011) posté le dimanche 27 février 2011 12:45

Mon blog est comme un livre. Sur la page d'accueil c'est le premier article. Si vous voulez voir le dernier article, donc la dernière page écrite, toujours cliquer sur "dernier article". La lettre au Président aurait dû être page 55, là où se trouve la suite de cette affaire scandaleuse. Mon blog c'est un livre qui se lit page aprés page; le contraire de tous les autres blogs qui montrent en premier les derniers écrits. Mon blog, c'est un "roman".

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Terribles, ces fourmis !  posté le mercredi 09 décembre 2009 20:20

Blog de tarzanenguyane :Une grande palmeraie sous le soleil amazonien, Terribles, ces fourmis !

 

 

 

J’écris sur ma vie ici en GUYANE. Pour les personnes adeptes de la bonne écriture, merci de fermer les yeux sur ma très mauvaise ponctuation et sur mes phrases mal tournées. C’est volontaire. J’écris comme je parle. Je parle en homme libre, enfin c’est ce que je crois.

 

Les récits vont te paraître chaotiques au départ, mais j’écris chaque jour sur le travail de ma journée mais aussi sur mes sentiments, sur mes pensées à ce moment là et donc sur l’histoire vraie de mon amour pour une femme qui ne m’aime pas...du moins pas encore !

Petit à petit, je donnerai des détails sur ma vie passée.

C’est un vrai roman sur la création d’un jardin botanique avec, en fond de décor, mon histoire vraie (et je le répète) d’amour. Je suis un français né dans l’Ardèche (cœur fidèle paraît-il) et je suis en Guyane depuis plus de 23 ans.

Il n’y aura jamais la photo de la femme que j’aime par respect pour elle. Par contre pour la photo ci-dessous, une amie a bien voulu poser  pour annoncer mon histoire. Merci à elle.

La femme que j’aime va lire tous mes textes ?

J’écris comme si je m’adressais à un étranger, internaute ou autre, qui serait prés de moi.

Toute reproduction d’une partie ou de la totalité de ce blog à des fins commerciales est interdite.

En une image: les personnages, le décor et l’histoire

La photo de cette "cabane" en tôles est en fait ma première maison sur ce terrain. Si, réel; tous mes voisins et amis peuvent en témoigner.

J'ai vécu là dedans pendant 6 mois. Sans eau, sans électricité, sans meuble. Au milieu de mes outils, engrais, produits de traitement, bouteille de gaz. La douche: un tonneau dehors. WC: dans la forêt. Lit: non, un hamac.

Cet abri n'est pas fermé donc toutes les bestioles (et elles sont nombreuses) peuvent y entrer !!!

 

1.     Il pleut. « Quoi d’anormal »  tu vas me dire ? Pour moi c’est terrible ; car non seulement je ne peux pas faire mon travail, ni aller facilement en ville, ni recevoir des visiteurs mais je dois supporter les attaques dévastatrices des fourmis maniocs. Y en a marre. Entre deux averses, elles arrivent par centaines et bouffent toutes les feuilles de mes plantes. A la longue, ces arbustes vont mourir car elles ne donnent pas assez de temps aux végétaux pour se refaire une santé. Elles m’ont tué une série de crotons à force de prendre les feuilles et même l’écorce y est passée. Et dire que j’ai lu un article qui affirmait que ces bestioles étaient assez intelligentes en laissant  bien repousser les plantes pour éviter leur dépérissement. Foutaises !!! Je les admire pour leur efficacité dans le travail. Il y a les grosses avec d’énormes mandibules qui coupent les feuilles en petits morceaux que les autres fourmis emportent pour les faire moisir par culture de champignons ; ensuite « à table ». S’il pleut les feuilles sont trop gorgées d’eau ; alors ces fourmis coupent puis disposent les morceaux de feuilles tout le long de leur chemin. Le lendemain elles les récupèrent pour les porter dans le nid. Ces bouts de feuilles sont alors plus secs. Intelligentes !!! Pour ne pas se perdre, pour aller plus vite, elles font un chemin jusqu’à la plante qu’elles veulent effeuillée en coupant toutes les herbes. Ainsi elles ont un chemin propre et bien distinct : intelligentes !!!

 

·        Pour lutter contre elles il faut acheter, dans un magasin spécialisé, des granulés empoisonnés qu’elles vont mettre dans leur nourriture. C’est efficace et cruel. Il y a aussi les produits liquides anti-fourmis ; mais on ne tue que celles qui sont touchées.

 

·        Les traiter est difficile car il y a plusieurs nids cachés dans le sol et leurs galeries forment un véritable labyrinthe de plusieurs dizaines de mètres. De plus comme il pleut souvent, et de là mon problème, les produits sont transportés par l’eau de ruissellement et risqueraient de contaminer les rivières appelées « criques » ici. De la sensibilité ? Oui, mais si mon activité agricole doit trop en souffrir, non. Aujourd’hui, c’est un Mussaenda qu’elles ont effeuillés totalement en trois heures. Hier, c’était les Lagerstroémias qui ont été dépouillés.

 

·        Y en a marre. Oui je te le redis car il y en a vraiment marre. Avec les serpents venimeux nombreux dans le secteur, les scorpions noirs au venin quelquefois mortel, les énormes lézards qui mangent les œufs et tuent les poules, les « pions » sortes de gros rats qui me volent des fruits, les « mouches à feux » comme des petites guêpes noires très nombreuses sous les feuilles, les taons jaunes ou noirs, les « poux d’Agoutis » qui s’incrustent sous la peau, les chauves-souris qui font des cacas dans mon abri, et en plus certaines ont la rage, les courtilières qui coupent mes légumes, les fourmis rouges nombreuses et très méchantes, les « mille-pattes »  qui sont des myriapodes qui pincent et infectent nos mains, les guis en lianes qui parasitent mes arbres, … je désespère. Et en plus le sol d’ici est très mauvais : pauvre, infesté de maladies, trop dur… Je désespère. La pluie : d’énormes masses d’eau qui nous tombent sur la tête … Je désespère. C’est la Guyane. C’est l’Amazonie. Terrible. Terrible. Terrible. Et c’est là que je vis !!!

 

 

2.     Il pleut. Cette pluie ne berce pas mon cœur d’une langueur monotone mais attise ma révolte. Créer une exploitation agricole, style jardin botanique, en étant seul, en ayant 58 ans (lorsque j’ai commencé il y a 4 ans), dans un coin perdu en Guyane, sans eau, sans électricité, sans maison, à partir d’un terrain couvert par la forêt, à 40 km des magasins professionnels, avec une piste en terre latéritique à peine praticable par un fourgon, me fait hurler silencieusement ma haine.

3.     Quand je me plonge dans mon activité, c’est souvent avec les dents serrées et une larme quelquefois à l’œil. Trop dur d’autant plus que l’administration bloque souvent des dossiers pourtant super urgents.

4.      Ma seule compagnie : ma volonté de fer. Ah ! J’oubliais, il y aussi mes trois chiens : « Pékino » le moyen; « Pékinol » le petit pékinois hargneux et chef ; et « Toutoune ». Je dois aussi rajouter mes amis les oiseaux noirs qui ressemblent à des pies avec un gros bec court, surnommés « zozo-diab ». Moi je les aime bien car ils sont sympas et ils viennent tout près de moi lorsque je passe la débroussailleuse.

 

5.     Il pleut. Le boulot doit qu’en même avancer. Maintenant je vais affûter les lames de mes machines. C’est un travail long et dur. Je suis triste. Mon cœur a mal ; il est amoureux. Mais cet amour est impossible ; il faut oublier en me plongeant dans l’affûtage. C’est le bagne.

 

1.    Ma vie au début ici, il y a 4 ans ?

·        De novembre 2005 à mai 2006, j’ai dormi (du moins essayé) dans une cabane de tôles de neuf mètres carrés. Je ne plaisante pas, c’est vrai ; mes voisins et mes amis peuvent en témoigner. Voir photo en début de feuille. Dedans il y avait les engrais, les produits phytos, les outils, la bouteille de gaz, … Et bien sûr aucun meuble. Pour la douche : dehors. Pour les toilettes : dans la forêt. Le bagne. Beaucoup de souffrances. La cabane n’était pas fermée ; tous les insectes, les serpents, … pouvaient entrer facilement. Ah ! J’oubliai : pas de lit, un hamac. Dur ! Dur ! Pour dormir. Faut être dingue pour vivre dans de telles conditions. Et je l’ai fait.

 

·        Ensuite j’ai, avec l’aide d’un ami, monté un petit abri ouvert à tous vents et aux bestioles. Je dormais dans un hamac. Vingt mois. Super, tu ne trouves pas. Bien sûr sans eau ni électricité, faut pas oublier. Ah ! Le correcteur d’orthographe n’est pas content. Il veut absolument que j’écrive « il ne faut pas oublier ». Mais quand va-t-il comprendre que ce n’est pas mon style, ma façon de parler et donc d’écrire !!!!!

 

 

2.     Il pleut. Le soleil a brillé deux ou trois fois. Je viens de terminer de nettoyer autour de ma maison. J’ai une maison maintenant, mon nid d’amour. Mais ce mot est comme un coup de couteau dans ma poitrine car une femme rencontrée il y a un mois, sur un site, a bouleversé mon cœur. Mais elle, elle ne m’aime pas d’amour. Elle est formidable. Je l’aime à la folie. Elle ne me voit que comme un ami.

 

·        Quand je regarde mes mains de travailleur, mes veines reflets de mes labeurs, mon corps brûlé par le soleil, mes cheveux mi-blancs, mi-blonds, mes yeux bleus, mon corps souple malgré l’âge, alors je me dis pour me remonter le moral qu’une femme en ce bas monde pourrait m’aimer. Je ne suis pas un super homme, je suis moi avec mes qualités et mes défauts. Ah, tiens, il faudra que je cherche quels défauts je pourrais bien avoir !!

 

·        Sur mon exploitation, je parle à mes arbres. Mais je n’ai pas su parler à son cœur.

Peut être veut-elle vivre une véritable et passionnante histoire d’amour en France. C’est ce que je ressens. C’est possible. Je la comprends. Je l’approuve bien que … Je l’envie pour un tel amour. Mais moi, je meurs. Mon cœur saigne. Moi je suis en Guyane.

Elle est intelligente, belle, sensuelle. Elle est trop bien pour moi.

 

·        L’amitié entre nous ? Difficile pour moi. J’ai envie de la caresser, de l’embrasser partout sur son corps. Mon sexe veut lui faire l’amour et puis l’amour et encore l’amour, passionnément, à la folie. Je voudrais lui dire mille fois que je l’aime. Mais c’est impossible. Cruel destin. Pourquoi ma route a-t-elle croisé la sienne ? Maintenant j’en souffre terriblement. Pour calmer ma douleur, je laisse tomber quelques larmes. Je l’aime en silence. Elle le sait. J’espère que le temps va effacer ma blessure. Mais le temps passe et rien ne change. « Aimer », quel mot sublime et terrible. Aujourd’hui je pense à elle. Tous les jours je pense à elle. Je dois l’oublier sinon je vais devenir fou. Impossible de quitter son image. Elle est dans mon cœur. Pour moi elle est le croissant chaud du matin, l’arôme de mon café, un gâteau à la crème, un feu de bois à qui l’on raconte de belles histoires. Son regard est sublime. Je dois l’oublier. Je l’aime. Elle ne sera jamais mon épouse. Je l’aime. C’est terrible. Pourtant je voudrais la soutenir, la protéger, la guider dans nos promenades, l’emmener sur une plage pour respirer l’air marin et caresser le sable chaud. A 60 ans, j’aime plus qu’à 20 ans ; mais mon cœur ne va-t-il pas éclater ?

 

·        Pendant que j’écris ces quelques lignes des larmes coulent sur mes joues. Etre honnête, sérieux, gentil, volontaire, bricoleur, sportif, …ne suffisent pas pour attirer l’amour. Il faut détenir la bonne étincelle qui fera embraser le cœur de la belle. Pour moi, c’est raté.

·        L’hiver de la vie approche, où es-tu celle que je dois réchauffer ?

Il pleut. Une larme sous la pluie passe inaperçue. D’ailleurs qui pourrait la voir ? Je suis seul sur mon terrain, seul avec mes peines, seul et sans amour.

Demain sera un autre jour. Et qui sait ?

L’espoir fait vivre.

 

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